Al-Bayan Administrateur

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Posted: Sun 17 Jun - 14:30 Post subject: Distinguer le croyant, le musulman, le combattant ....... |
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Distinguer le croyant, le musulman, le combattant et l’émigré sur le chemin d’Allah
D’après l’Imam Ahmad dans son Musnad, selon Fudala ibn ‘Ubayd (y), le Messager d’Allah (r) a dit au cours du Pèlerinage d’Adieu : « Vous informerais-je au sujet du croyant ? C’est celui dont les gens ne le craignent pas à l’égard de leurs biens et pour leurs propres personnes. Le musulman, est celui qui épargne les musulmans de sa main et de sa langue. Le combattant est celui qui lutte contre son âme pour la soumettre à Allah. L’émigré est celui qui délaisse les fautes et les péchés. »[1]
Ce hadith fait partie des recommandations que le Prophète (r) a données et enseignées à sa communauté au cours du Pèlerinage d’Adieu. Il a donné aux nobles noms suivants leur sens véritable : la croyance, l’Islam, le combat, et l’émigration. Il a désigné les personnes qui en sont qualifiées en premier lieu, en dévoilant le sens profond que cela implique : la source de leur bonheur absolu sur terre et dans l’au-delà. Enfin, il a fixé leur contour à travers un discours concis et précis.
leur être utile et ne peut les sauver du châtiment d’Allah.
Quatrièmement : l’individu doit s’armer de patience face aux difficultés rencontrées au cours de son prêche. Il doit, de surcroît, endurer le mal des gens, et supporter tous ces obstacles pour Allah. L’érudit ibn Al Qayyîm est l’auteur de cette graduation – qu’Allah lui fasse miséricorde –.[3]
Par ailleurs, il est certifié dans un propos prophétique que le Prophète (r) a dit : « Le meilleur combat (Djihad), pour un homme, est de combattre son âme et ses passions. » [4]
Si les musulmans négligent leur combat intérieur, ils seront plus vulnérables face à leurs ennemis qui risquent opportunément de prendre le dessus sur eux. Le Cheikh de l’Islam ibn Taymiyya – qu’Allah lui fasse miséricorde – nous fait part de la remarque suivante : « Lorsque la victoire revient aux infidèles, cela provient des péchés des musulmans à l’origine d’une baisse de foi, mais s’ils se repentent en perfectionnant leur foi, Allah leur assurera la victoire sans le moindre doute. » [5]
4- L’émigré est celui qui délaisse les fautes et les péchés. Cette émigration incombe à tous les musulmans sans exception. Aucune personne responsable ne peut en être exemptée, quelle que soit sa situation. Allah a formellement défendu à Ses serviteurs de violer Ses interdits et de commettre toute sorte de péchés. Il leur a aussi imposé de se soumettre à Son obéissance et de suivre Son Messager (r).
L’émigration contient un point de départ et un point d’arrivée. Cela consiste à extraire du cœur l’amour voué à un autre qu’Allah pour se consacrer à son dévouement exclusif, fuir l’adoration d’une créature pour la consacrer à Lui. L’individu doit changer ses peurs, ses espoirs, et sa confiance envers quiconque pour les consacrer à Son Seigneur. Il doit vouer ses implorations, ses demandes, son humilité, son rabaissement, et son attachement uniquement à Lui. Il doit passer de l’état de péché à un état de repentir, il doit s’orienter vers Allah exclusivement tant dans ses peurs et ses ambitions que dans son humilité et son rabaissement. Il est certifié dans le Sahîh Bukhârî que le Prophète (r) a dit : « L’émigré est celui qui délaisse les interdits d’Allah. »[6] En effet, Allah a interdit l’association, de suivre les passions, et de sombrer dans les péchés.
Le véritable émigré est celui qui délaisse toutes ces choses à la fois et qui se tourne exclusivement vers Allah dans la sincérité (du cœur) et vers Son Prophète dans la conformité (des actes), tout en évitant les péchés et s’en éloignant. Quoi qu’il en soit, concernant ce hadith, quiconque met en pratique ces enseignements, met, de surcroît, en pratique la religion dans son ensemble.
Celui qui épargne les musulmans de sa langue et de sa main, et pour qui les gens sont rassurés au niveau de leurs biens et de leur personne, qui délaisse les interdits d’Allah, lutte contre son âme afin de la soumettre à Allah, aura accompli tout le bien possible sans rien omettre, tant au niveau temporel que spirituel, et tant au niveau du cœur qu’au niveau des actes. Il n’y aura plus un mal sans qu’il ne l’ait délaissé. Certes, Allah est le Seul pouvant le garantir.[7]
Traduit par Karim ZENTICI, Revu par Abu Hamza Al-Germâny
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[1] Mousned Ahmed (21/6) ; el Albani - Allah lui fasse miséricorde - l’a authentifié dans e-Sahiha (549).
[2] Rapporté par Ahmed (135/3), et ibn Hibben (194), selon Anas ibn Malik - qu’Allah l’agrée - ; el Albani - Allah lui fasse miséricorde - l’a authentifié par le biais d’un autre dans Sahih Mawarid e-Zham-an (42).
[3] Zad el Ma’ad (3/6).
[4] Rapporté par ibn e-Najjar, selon Abou Dhar - qu’Allah l’agrée - ; el Albani - Allah lui fasse miséricorde - l’a authentifié dans Sahih el Jami’ (1099).
[5] El Jaweb e-Sahih li man baddala dine el Masih (6/450).
[6] L’Authentique d’el Boukhari (10), selon ‘Abd Allah ibn ‘Amr -qu’Allah l’agrée-.
[7] Voir : Bahjat Qouloub el Abrar d’ibn Sa’di (17-19). |
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