Le prophète a dit :
اثنتان في الناس هما هم كفر. الطعن في النسب والنياحة على الميت
« Deux comportements chez les gens sont une forme de mécréance : insulter les
origines et se lamenter sur le mort »
Rapporté par Muslim (n. 67) et Ahmad (2/377), d’Abu Hurayra
Ce qui signifie que ces deux caractéristiques sont des actes de mécréance (kufr), puisqu’ils sont des actes de jâhiliyyah (ignorance pré-islamique) qui ne cesseront d’exister chez les gens. Personne n’en sera préservé, excepté celui qu’Allah protègera, et celui à qui Allah accordera le savoir et la foi (îmân), avec lesquels il sera éclairé.
Cependant – il faut savoir – que celui qui possède une branche de mécréance (kufr), cela ne fait pas de lui un mécréant (kâfir) d’une mécréance absolue (kufr ul-mutlaq), tout comme une personne qui possède une branche de la foi (îmân) n’est pas appelée croyante (mu’min) d’une foi absolue.
Certes, il y a une différence entre le mot kufr avec l’article défini (c’est-à-dire al-kufr) et le mot kufr sans l’article défini, tel qu’il apparaît dans la parole du prophète :
إن بين الرجل وبين الشرك والكفر ترك الصلاة
« Entre l’homme, la mécréance et le polythéisme, il y a l’abandon de la prière »
Rapporté par Muslim (n. 82), Abu Dâwoud (n. 4679) et at-Tirmidhî (n. 2621) de Jâbir Ibn
‘Abdullah
La parole du prophète « insulter les origines », signifie : trouver des fautes et des défauts. Cela comprend également le fait de dire « il n’est pas le fils d’untel » tout en sachant que cette dénégation est fausse.
Et la parole « se lamenter sur le mort » signifie : élever la voix en se lamentant, en gémissant et en énumérant les vertus du défunt. Tout ceci est une forme de plainte contre le Décret d’Allah, ce qui s’oppose à la patience, comme les paroles d’un plaintif : « Il était mon plus proche ami » ou « il était celui qui m’aidait et me soutenait ».
Dans le hadith précédent il y a la preuve de l’obligation de faire preuve de patience, et que c’est une forme de mécréance (kufr), qui ne fait pas sortir de l’Islam.